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Conférence de presse du 14 mai 2020 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian

2020-05-14

CCTV : Nous avons appris que des pays, dont le Swaziland et le Nicaragua, ont présenté à l'OMS une proposition pour « inviter Taiwan à assister à l'Assemblée mondiale de la Santé de cette année en tant qu'observateur ». Quelques pays font tout pour pousser les discussions sur cette proposition à l'Assemblée mondiale de la Santé. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La 73e Assemblée mondiale de la Santé se tiendra les 18 et 19 mai. En raison de l'épidémie de COVID-19, elle aura lieu sous forme de visioconférence. Selon le consensus du Conseil exécutif de l'OMS, l'ordre du jour de cette année sera considérablement réduit pour couvrir uniquement les points essentiels tels que l'épidémie de COVID-19 et l'élection du Conseil exécutif. Cela reflète le souhait sincère et partagé des États membres de se concentrer, à l'occasion de cette session de l'Assemblée mondiale de la Santé, sur la coopération internationale contre le COVID-19.

La Chine s'oppose fermement à la soi-disant proposition du Swaziland et d'un petit nombre de pays pour inviter la région de Taiwan à assister à cette Assemblée mondiale de la Santé à titre d'observateur. La participation de la région de Taiwan à l'Assemblée mondiale de la Santé doit être gérée conformément au principe d'une seule Chine. Il s'agit également d'un principe fondamental consacré par la résolution 2758 de l'Assemblée générale de l'ONU et la résolution 25.1 de l'Assemblée mondiale de la Santé. Dans le respect du principe d'une seule Chine, le gouvernement central chinois a pris les dispositions appropriées pour la participation de Taiwan aux affaires sanitaires mondiales, ce qui assure que la région de Taiwan pourrait réagir rapidement et efficacement aux urgences de santé publique qui surviendraient dans l'île ou dans le monde. Par conséquent, la région de Taiwan n'est en aucun cas une soi-disant « lacune » dans les efforts internationaux contre l'épidémie. L'Assemblée mondiale de la Santé a rejeté pendant plusieurs années consécutives la proposition relative à Taiwan, avancée par une poignée de pays, ce qui montre pleinement le consensus de la communauté internationale pour adhérer au principe d'une seule Chine.

Je tiens à réitérer que ces quelques pays insistent pour discuter de la proposition relative à la région de Taiwan dans le but de perturber gravement l'Assemblée mondiale de la Santé et de saboter la coopération internationale anti-pandémique. La communauté internationale, y compris la Chine, s'oppose fermement à cela.

AFP : Des morceaux de la fusée chinoise Longue Marche 5B sont tombés en Afrique ces derniers jours. La Chine en est-elle au courant ? Pouvez-vous le confirmer et donner plus de détails à ce sujet ?

Zhao Lijian : Je n'ai aucune information à ce sujet et je vous invite à vous renseigner auprès des départements compétents.

Beijing Media Network : Le Secrétaire d'État américain Mike Pompeo et d'autres responsables américains ont de nouveau déclaré que le refus par la Chine de partager les informations nécessaires pour protéger la sécurité des Américains avait conduit à la propagation de la pandémie. Ils ont également appelé la Chine à être transparente. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Un mensonge répété mille fois est toujours un mensonge. Je pense que nous devons laisser parler les faits. Quant aux accusations incessantes de certains politiciens américains selon lesquelles la Chine n'a pas partagé les informations en temps utile et n'a pas été transparente, et que le retard a conduit à la propagation de la pandémie, nous avons élaboré à plusieurs reprises le calendrier de ce que la Chine avait fait pour répondre à l'épidémie, et les faits sont clairs comme le jour.

Comme je l'ai lu dans les médias, le directeur du CDC américain Robert Redfield a déclaré, lors d'une audience au Sénat le 12 mai, que la Chine avait informé, le 31 décembre 2019, la représentation de l'OMS en Chine des cas de pneumonie de cause inconnue à Wuhan. Deux jours plus tard, soit le 2 janvier 2020, le CDC américain a contacté la partie chinoise et a eu des discussions au niveau scientifique. Il y a eu une très bonne communication entre les deux parties. Le Dr Rick Bright, ancien directeur de la Biomedical Advanced Research and Development Authority relevant du Département américain de la Santé et des Services sociaux, a rendu public le 13 mai un témoignage qu'il produira au Congrès, dans lequel il a déclaré qu'en janvier, il avait averti les États-Unis de s'apprêter à réagir au nouveau coronavirus, mais que la direction du Département de la Santé, sans daigner y jeter un regard, n'avait pas voulu prendre des mesures urgentes.

Il existe de nombreux reportages et discussions aux États-Unis sur la façon dont les États-Unis gèrent cette crise. La population américaine en a fait l'expérience directe. De nombreuses voix contestent et s'inquiètent de savoir si l'administration américaine a réagi à l'épidémie rapidement et efficacement. Nous espérons que les États-Unis répondront aux préoccupations de leur population dans un esprit ouvert, transparent et responsable et en temps utile, et prendront des mesures efficaces pour protéger la vie et la santé de leur population, au lieu de jeter les responsabilités aveuglément.

RIA Novosti : Selon le « Global Times », la Chine envisage des mesures punitives à l'encontre de législateurs américains, au niveau étatique, et d'individus ayant concocté des projets de loi anti-chinois sous le prétexte du COVID-19. Pouvez-vous confirmer cela ?

Zhao Lijian : Aux États-Unis, certains individus n'ont pas réagi efficacement à l'épidémie et n'ont pas su faire confiance au peuple américain. Mais au lieu de réfléchir à la manière d'améliorer leur travail, ils se sont livrés à des manipulations politiques en cherchant par tous les moyens à lancer des poursuites contre la Chine et à rejeter les responsabilités sur elle. Récemment, les médias américains ont dévoilé le mémorandum républicain sur l'« attaque active contre la Chine » en réponse à l'épidémie et ont révélé au monde les artifices de ces individus.

Nous exhortons la partie américaine à cesser de noircir la Chine, de favoriser l'adoption des projets de loi anti-chinois et à mettre fin à leurs poursuites abusives contre la Chine. Elle devrait concentrer son énergie sur la lutte contre le COVID-19 et la sauvegarde des vies de la population américaine. La partie américaine devra arrêter son jeu de blâme, car il est très ennuyeux et absurde.

Je n'ai pas d'autres commentaires au sujet de la question de savoir s'il y aura des sanctions contre les entités et les individus américains.

Shenzhen TV : Le 13 mai, un porte-parole du Département d'État américain a déclaré dans un communiqué de presse envoyé par courrier électronique que le Directeur général de l'OMS Tedros avait le droit d'inviter Taiwan en tant qu'observateur et qu'ils l'appelaient à le faire. De 2009 à 2016, la région de Taiwan a été invitée par l'ex-Directrice générale de l'OMS Margaret Chan à assister à l'Assemblée mondiale de la Santé en tant qu'observateur. Mais après que le DPP a remporté les élections en 2016, l'Assemblée mondiale de la Santé a unilatéralement mis fin à l'invitation de Taiwan. La participation de Taiwan est conforme aux résolutions de l'Assemblée générale de l'ONU et de l'Assemblée mondiale de la Santé. Comment la Chine réagit-elle à cet égard ? Certains disent que la Chine politise la question de la santé en excluant Taiwan de l'Assemblée mondiale de la Santé simplement parce que le DPP est devenu le parti au pouvoir après avoir remporté les élections. Quelle est la réaction de la Chine à cette affirmation ?

Zhao Lijian : Il n'y a qu'une seule Chine dans le monde et la région de Taiwan est une partie intégrante du territoire chinois. En tant qu'institution spécialisée des Nations Unies, l'OMS devrait traiter les questions liées à Taiwan en stricte conformité avec le principe d'une seule Chine affirmé dans la résolution 2758 de l'Assemblée générale des Nations Unies et la résolution 25.1 de l'Assemblée mondiale de la Santé. Aucune base juridique ne peut être trouvée dans la Constitution de l'OMS ou dans le Règlement intérieur de l'Assemblée mondiale de la Santé pour justifier la participation de la région d'un État souverain à l'Assemblée mondiale de la Santé à titre d'observateur.

De 2009 à 2016, à travers des consultations entre les deux rives du détroit et sur la base de l'attachement des deux côtés au « consensus de 1992 » incarnant le principe d'une seule Chine, le gouvernement central chinois a pris des dispositions spéciales pour que la région de Taiwan participe à l'Assemblée mondiale de la Santé en tant qu'observateur. Le directeur général de l'OMS a invité la région de Taiwan à participer à l'Assemblée mondiale de la Santé en tant qu'observateur et à la condition préalable de non-objection de tous les États membres de l'OMS, mais cela ne constituait pas un précédent.

Depuis son arrivée au pouvoir, le DPP de Taiwan, qui adhère obstinément à la position séparatiste pour l'« indépendance de Taiwan », a refusé de reconnaître que les deux côtés du détroit appartiennent à la même Chine. En conséquence, la base politique permettant à la région chinoise de Taiwan de participer à l'Assemblée mondiale de la Santé n'existe plus. Cette base a été unilatéralement rejetée par les autorités du DPP. La situation de l'incapacité de Taiwan à participer à l'Assemblée mondiale de la Santé a été causée par les autorités du DPP, et les autorités du DPP en sont bien conscientes. Dans l'éventualité où la Chine et la plupart des pays s'opposent fermement à la participation de la région de Taiwan, il est tout naturel que le Directeur général n'ait pas pu lui lancer d'invitation.

Selon le consensus dégagé par le Conseil exécutif de l'OMS, l'ordre du jour sera considérablement réduit cette année pour ne couvrir que des points essentiels comme la pandémie de COVID-19 et l'élection du Conseil exécutif. Cela reflète le souhait partagé des États membres de se concentrer sur la coopération internationale contre le COVID-19 lors de cette assemblée. Je voudrais réitérer que le principe d'une seule Chine est l'aspiration de la communauté internationale et la tendance générale de notre époque. L'Assemblée mondiale de la Santé a depuis longtemps pris une décision finale sur les questions liées à Taiwan. Les quelques pays qui insistent pour discuter de la proposition relative à la région de Taiwan ne cherchent qu'à perturber gravement cette Assemblée mondiale de la Santé et à saboter la coopération mondiale contre la pandémie. La communauté internationale, y compris la Chine, s'y oppose fermement.

Agence de presse Xinhua : Les procureurs généraux républicains de 14 États, dont le procureur général de Floride Ashley Moody, ont adressé une lettre cosignée au Président Donald Trump le 13 mai, réclamant un partenariat entre le gouvernement fédéral et les différents États pour tenir la Chine responsable des dommages causés par la propagation du COVID-19, et envisager l'éventualité de prendre des mesures juridiques, économiques, diplomatiques et sécuritaires contre la Chine. Quelle est la réaction de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : J'ai précisé la position de la Chine en répondant à la question de RIA Novosti. Nous exhortons la partie américaine à cesser de calomnier la Chine, à cesser d'examiner et de faire avancer des projets de loi anti-chinois, et à mettre fin aux poursuites abusives contre la Chine. Ils devraient concentrer leur énergie dans la lutte contre l'épidémie et la sauvegarde de la vie et de la santé de la population américaine. Il est grand temps qu'ils arrêtent de jouer à un jeu de réprimande aussi ridicule et ennuyeux.

Agence de presse Yonhap : Hier, les Chefs d'État chinois et sud-coréen ont eu un entretien téléphonique et discuté de la visite du Président Xi Jinping en République de Corée, d'autres points de l'ordre du jour et des projets pour faire avancer les relations bilatérales. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Le Président Xi Jinping et le Président Moon Jae-in, dans leur entretien téléphonique qui a eu lieu hier soir, ont eu un échange de vues approfondi sur des questions telles que la coopération anti-épidémique entre les deux pays et les relations bilatérales, parvenant à un consensus important. Tous deux ont hautement apprécié les résultats de la lutte contre le COVID-19 dans leurs pays respectifs et ont convenu que la coopération bilatérale anti-épidémique efficace avait non seulement servi l'intérêt général de la lutte anti-épidémique dans les deux pays, mais a également accumulé des expériences utiles et donné un bon exemple pour lutter contre l'épidémie dans le monde.

Concernant les relations bilatérales, le Président Xi Jinping a déclaré qu'il attachait une grande importance au développement des relations sino-sud-coréennes et entendait intensifier la communication stratégique avec le Président Moon Jae-in pour porter les relations bilatérales à un niveau supérieur. Le Président Moon Jae-in a renouvelé son invitation pour que le Président Xi Jinping effectue une visite en République de Corée, et a dit qu'il attendait cette visite avec impatience. Il a également exprimé son souhait de renforcer la coopération et les échanges avec la Chine pour faire avancer sans discontinuer les relations bilatérales.

En ce qui concerne les questions spécifiques que vous avez posées, les échanges de haut niveau jouent un rôle important dans l'orientation du développement des relations sino-sud-coréennes. Les deux parties ont toujours maintenu une communication à ce sujet. S'il y a quelque chose de nouveau, nous vous tiendrons au courant.

Beijing Youth Daily : Le 12 mai, plusieurs attaques terroristes contre des civils ont été perpétrées à Kaboul, capitale afghane, et dans la province de Nangarhar, faisant des dizaines de victimes. L'État islamique a revendiqué la responsabilité d'une partie des attaques, tandis que les talibans ont nié toute implication. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Nous avons pris note des reportages concernés. Nous condamnons les attaques terroristes visant des civils, nous exprimons nos profondes condoléances aux victimes, et notre sincère sympathie aux blessés et aux familles endeuillées.

La Chine continuera de soutenir le gouvernement et le peuple afghans dans leur lutte contre le terrorisme pour préserver la stabilité nationale et la sécurité de la population et créer des conditions favorables au processus de paix et de réconciliation dans le pays.

AFP : Le dirigeant américain a qualifié hier le COVID-19 d'« épidémie venue de Chine », et a déclaré que même la conclusion de 100 accords commerciaux avec la Chine ne pourrait pas compenser les pertes causées par l'épidémie à l'économie américaine. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La pandémie ne connaît ni frontières ni races, elle lance un défi commun à toute l'humanité et constitue un cas de force majeure.

Si les politiciens américains placent vraiment la vie de la population américaine au premier plan, ils devraient immédiatement cesser de salir les autres pays et de rejeter les responsabilités sur eux. La bonne voie à suivre pour eux réside dans la prévention et le contrôle de l'épidémie dans leur pays, et la promotion de la coopération mondiale.

China News Service : Après la réunion spéciale des Vice-Ministres des Affaires étrangères sur le COVID-19 entre la Chine et les pays des Caraïbes que vous avez présentée hier, la Chine et les pays insulaires du Pacifique ont également tenu une réunion spéciale des Vice-Ministres des Affaires étrangères sur le COVID-19 le 13 mai. Pouvez-vous nous parler des résultats de la réunion et du plan de coopération entre la Chine et les pays insulaires du Pacifique ?

Zhao Lijian : La Chine et les pays insulaires du Pacifique ont tenu hier une réunion spéciale des Vice-Ministres des Affaires étrangères sur le COVID-19 sous forme de visioconférence. Coprésidée par le Vice-Ministre chinois des Affaires étrangères Zheng Zeguang et le Ministre des Affaires étrangères Patrick Pruaitch de Papouasie-Nouvelle-Guinée, la visioconférence a réuni les représentants de la Chine et de 10 pays insulaires du Pacifique qui ont des relations diplomatiques avec la Chine. Ils ont échangé des vues de manière approfondie sur la situation épidémique et les mesures anti-épidémiques dans leurs pays, les efforts de prévention et de contrôle dans le monde, la coopération bilatérale entre la Chine et les pays insulaires du Pacifique et la coordination relative à la lutte contre l'épidémie dans les affaires multilatérales, pour parvenir à un large consensus. Un communiqué de presse conjoint a été publié à l'issue de la réunion.

La Chine et les pays insulaires du Pacifique sont liés par une amitié de longue date. L'année dernière, les Îles Salomon ont établi des relations diplomatiques avec la Chine et Kiribati a repris ses relations diplomatiques avec la Chine, rejoignant la grande famille de coopération d'amitié entre la Chine et les pays insulaires du Pacifique. Dans la lutte contre la pandémie, les pays insulaires du Pacifique ont à la fois des avantages uniques et des fragilités. Ils ont attaché une grande importance à la réponse anti-épidémique et pris des mesures actives en fonction de leurs conditions nationales. Au moment le plus difficile de la lutte contre le COVID-19 pour la Chine, les pays insulaires du Pacifique nous ont exprimé leur sympathie et leur soutien sous différentes formes. La Chine, pour répondre au bienfait par un bienfait, a partagé avec les différents pays ses expériences en matière de prévention et de contrôle de l'épidémie, ainsi que de diagnostic et de traitement, et leur a fourni activement une assistance matérielle, ce qui illustre pleinement la profonde amitié entre le peuple chinois et les peuples des pays insulaires du Pacifique qui s'entraident et qui partagent heurs et malheurs.

Lors de la réunion spéciale, toutes les parties ont communiqué les informations sur la situation épidémique, ont échangé leurs expériences dans la lutte contre le COVID-19, et ont discuté des moyens d'approfondir leur coopération. Elles sont convenues que les virus ne connaissent ni frontières ni races, et qu'ils sont l'ennemi commun de l'humanité. Elles ont souligné l'importance, en adoptant une attitude scientifique, de s'opposer à la politisation, à la stigmatisation et à l'étiquetage de la situation épidémique, et d'aider les Nations Unies et l'OMS à jouer un rôle de premier plan dans la coopération internationale contre le COVID-19. Les différentes parties sont convenues de renforcer la communication et la coordination dans les affaires mondiales et régionales, de soutenir fermement le multilatéralisme et de sauvegarder ensemble les intérêts des pays en développement. Elles ont réitéré leur engagement à se prêter soutien sur les questions concernant leurs intérêts fondamentaux et leurs préoccupations majeures. Elles s'efforceront d'approfondir les échanges et la coopération dans différents domaines et œuvreront à l'obtention de plus de résultats dans les partenariats stratégiques globaux fondés sur le respect mutuel et le développement partagé. Les pays insulaires du Pacifique ont réaffirmé leur attachement au principe d'une seule Chine.

Fidèle à la conception d'une communauté de destin pour l'humanité, la Chine continuera de renforcer la coopération anti-épidémique avec les pays insulaires du Pacifique, et partagera ses expériences et ses solutions de traitement pour aider les pays insulaires dans la mesure de ses capacités. La Chine est également prête à travailler avec les pays insulaires du Pacifique, en portant le regard sur l'époque post-épidémique, pour élargir activement la coopération pragmatique dans le cadre de l'initiative « la Ceinture et la Route », promouvoir la stabilisation et la reprise rapide des économies pour le mieux-être des populations.

CRI : La vidéoconférence des Ministres des Affaires étrangères de l'Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) s'est tenue hier. Quel est le commentaire de la Chine au sujet des résultats de cette réunion et de son importance pour la réponse mondiale au COVID-19 ?

Zhao Lijian : Hier, les États membres de l'OCS ont tenu une visioconférence des Ministres des Affaires étrangères, qui a publié une déclaration sur la lutte contre le COVID-19.

Le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a assisté à cette visioconférence et a présenté une proposition en quatre points, déclarant qu'étant donné la propagation du COVID-19 dans le monde, les pays de l'OCS sont soumis à des épreuves sérieuses, que toutes les parties devraient contribuer à la « force de l'OCS » en portant haut levé le « drapeau de l'OCS ». Il a appelé tous les États membres à promouvoir la solidarité et la coordination dans la lutte contre la pandémie, à travailler ensemble pour gagner la bataille mondiale contre l'épidémie, promouvoir la coopération en matière de sécurité pour maintenir la paix et la stabilité régionales, promouvoir la coopération mutuellement avantageuse pour réaliser le développement partagé, promouvoir le multilatéralisme pour défendre et améliorer le système international.

Toutes les parties sont convenues que la communauté internationale devrait défendre le multilatéralisme, faire jouer pleinement le rôle de direction et de coordination du système onusien et travailler ensemble pour lutter contre la pandémie. Les États membres de l'OCS devraient faire rayonner l'« esprit de Shanghai », faire preuve de solidarité, soutenir le rôle important de l'OMS et mener une coopération efficace avec elle pour faire face ensemble à la pandémie. Toutes les parties devraient renforcer la coordination des politiques macroéconomiques, faciliter la circulation ordonnée et sans entraves des personnes et des marchandises, faire face conjointement à l'impact de la pandémie sur la croissance économique régionale et s'opposer à l'unilatéralisme, aux pratiques d'intimidation et à la stigmatisation au nom de la pandémie.

L'OCS est une organisation internationale de caractère régional d'influence importante. Dans le cadre de la lutte mondiale contre le COVID-19, il est particulièrement important que les Ministres des Affaires étrangères des États membres de l'OCS tiennent cette réunion. Elle témoigne de la belle tradition de solidarité et de la ferme volonté de surmonter les difficultés avec les autres pays du monde. La Chine travaillera avec les autres États membres de l'OCS pour, en restant fidèles à la conception de la communauté de destin pour l'humanité, approfondir la solidarité et la coordination, et contribuer à la « force de l'OCS » pour que la région et le monde remportent la victoire contre le COVID-19 dans les meilleurs délais.

CNR : Les Ministres de la Santé de Chine et de 17 pays d'Europe centrale et orientale (PECO) ont tenu hier une visioconférence spéciale sur le COVID-19. Pouvez-vous nous indiquer les points phares de la conférence ? En outre, la Chine s'est déclarée prête à faire de la coopération en matière de santé un nouveau pôle de croissance et un pilier de la coopération Chine-PECO. Pouvez-vous présenter plus de détails à ce sujet ?

Zhao Lijian : Les Ministres de la Santé de la Chine et de 17 pays d'Europe centrale et orientale ont tenu une visioconférence spéciale sur le COVID-19 hier après-midi. Il s'agit d'un autre événement important pour les deux parties consistant à partager leurs expériences anti-épidémiques après la visioconférence des experts médicaux tenue avec succès en mars.

Les différentes parties présentes à la réunion ont présenté le développement de la situation épidémique et la lutte contre l'épidémie dans leurs pays respectifs, salué la solidarité, la coopération et l'entraide dont toutes les parties ont fait preuve dans la lutte contre la pandémie de COVID-19, et ont avancé des propositions de coopération pour l'avenir. La Chine s'est déclarée prête à consolider le consensus avec les pays d'Europe centrale et orientale, à soutenir le rôle de l'OMS, à mener activement la coopération internationale dans le domaine de la prévention et du contrôle synergiques, à continuer d'élargir la coopération sanitaire entre les institutions en s'appuyant sur le réseau existant de coopération sanitaire, et à s'efforcer de faire de la coopération en matière de santé un nouveau pôle de croissance et un pilier important de la coopération Chine-PECO pour construire la communauté de santé pour l'humanité. Bon nombre de pays ont insisté sur leur souhait d'améliorer les échanges et la coopération dans la lutte contre l'épidémie à travers la coopération Chine-PECO et d'autres plateformes, et de contribuer à des solutions mondiales par la promotion du multilatéralisme. Ils espèrent également continuer à partager leur savoir-faire pour prévenir des rebonds du COVID-19 et reprendre le développement socio-économique.

AFP : Le FBI a publié hier un rapport accusant des pirates chinois d'avoir tenté de voler des informations de recherche sur le traitement et les vaccins contre le COVID-19. Est-ce vrai que des pirates chinois ont tenté de voler des informations américaines ?

Zhao Lijian : J'ai exposé la position chinoise sur cette question il y a quelques jours. La Chine exprime son vif mécontentement et sa ferme opposition à de telles actions calomnieuses de la part des États-Unis.

À en juger par leurs antécédents, les États-Unis ont mené les activités de cyberespionnage les plus importantes à l'échelle mondiale. La Chine a déjà réalisé d'importants résultats stratégiques dans la lutte contre le COVID-19 et occupe l'une des premières places mondiales dans la recherche sur le traitement et les vaccins contre le COVID-19. Par conséquent, c'est la Chine qui a le plus de raisons de s'inquiéter des cyberespionnages.

Comme nous l'avons dit à plusieurs reprises, la Chine est un ferme défenseur de la cybersécurité et l'une des plus grandes victimes des cyberattaques. Depuis toujours, nous nous opposons fermement aux cyberattaques sous toutes leurs formes et les combattons conformément à la loi. Dans le contexte marqué par la propagation du COVID-19 dans le monde entier, toute cyberattaque qui sabote les efforts mondiaux contre la pandémie devrait être condamnée sans équivoque par tous.

Je tiens à souligner que les rumeurs et les noircissements ne peuvent pas éliminer le virus, et les calomnies et les accusations ne peuvent pas vaincre l'épidémie. Nous exhortons les États-Unis à concentrer toute leur énergie pour sauver des vies et à jouer un rôle constructif dans le renforcement de la coopération sino-américaine contre l'épidémie, et le maintien de la sécurité sanitaire publique mondiale. Ils doivent s'abstenir de détourner l'attention et de rejeter les responsabilités sur d'autre pays.

China Daily : Le Conseiller américain à la sécurité nationale, Robert O'Brien, a déclaré le 12 mai qu'il y avait eu cinq fléaux en provenance de Chine pendant les 20 dernières années, y compris le SRAS, la grippe aviaire, la grippe porcine et le COVID-19, et qu'il ne faudrait plus laisser la Chine propager d'autres virus et épidémies. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Dans leurs tentatives de salir les autres, des politiciens américains affirment souvent à des sottises. M. O'Brien devrait éclaircir les faits avant de parler. Selon des médias, la grippe porcine de 2009 est reconnue comme ayant commencé aux États-Unis, et le sida est également apparu d'abord aux États-Unis.

Nous sommes toujours d'avis que les maladies infectieuses ne connaissent ni frontières ni races, et sont des défis communs à toute l'humanité. Face à l'épidémie actuelle, les politiciens américains ne devraient pas jeter aveuglément les responsabilités sur autrui, car ceci ne résoudra pas le problème américain. Ils devraient se concentrer sur leurs propres actions de prévention et de contrôle et promouvoir la coopération internationale. C'est là le bon moyen qui leur permettra de sortir de cette crise.

Reuters : La marine américaine a annoncé aujourd'hui qu'un destroyer a navigué dans le détroit de Taiwan. Avez-vous un commentaire à faire à ce sujet ?

Zhao Lijian : La Chine a surveillé de près, et du début à la fin, la navigation du bâtiment de guerre américain dans le détroit de Taiwan. Nous espérons que la partie américaine traitera de manière appropriée la question concernée et jouera un rôle constructif dans le maintien de la paix et de la stabilité régionales, au lieu de faire le contraire.

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