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Conférence de presse du 28 septembre 2021 tenue par la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Hua Chunying

2021-09-28

CCTV : Le 27 septembre, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a adressé un discours à la visioconférence intitulée « Le rôle de la Chine à l'ONU ». Cette année marque le 50e anniversaire du rétablissement de la République populaire de Chine dans son siège légitime aux Nations Unies. Pourriez-vous présenter le rôle joué par la Chine dans le maintien du statut et du rôle de l'ONU ?

Hua Chunying : Cette année revêt une grande signification pour les relations entre la Chine et l'ONU car elle marque le 50e anniversaire du rétablissement de la République populaire de Chine dans son siège légitime aux Nations Unies. Au cours des cinq dernières décennies, la Chine a respecté scrupuleusement son engagement solennel pour la Charte des Nations Unies, sauvegardé fermement le système international centré sur l'ONU et les normes fondamentales régissant les relations internationales basées sur la Charte des Nations Unies, et préservé le rôle central de l'ONU dans les affaires internationales.

Au cours des cinq dernières décennies, la Chine a continué d'apporter sa contribution à la cause de l'ONU. En tant que plus grand pourvoyeur de force de maintien de la paix parmi les membres permanents du Conseil de Sécurité, la Chine a, jusqu'à présent, participé à 29 missions de maintien de la paix de l'ONU en envoyant au total plus de 50 000 soldats. En tant que plus grand pays en développement, la Chine soutient activement l'agenda du développement durable des Nations Unies, et a atteint les objectifs de réduction de la pauvreté fixés dans le Programme de développement durable à l'horizon 2030 des Nations Unies avec 10 ans d'avance. La population chinoise sortie de la pauvreté représente plus de 70 % de la population mondiale sortie de la pauvreté au cours de la même période. Face à la survenue de la pandémie de COVID-19, nous avons lancé la plus grande campagne humanitaire d'urgence à l'échelle mondiale dans l'histoire de la Chine nouvelle, activement honoré notre engagement de faire des vaccins contre la COVID-19 un bien public mondial et soutenu les efforts de l'ONU en la matière.

En se tenant à un nouveau point de départ historique, la Chine promouvra activement la construction d'une communauté d'avenir partagé pour l'humanité, continuera de participer pleinement aux affaires de l'ONU, s'efforcera de défendre le statut de l'ONU et de promouvoir les buts et principes de la Charte des Nations Unies, poursuivra le principe d'amples consultations, de contribution conjointe et de bénéfices partagés, s'attachera au véritable multilatéralisme et restera un bâtisseur de la paix mondiale, un contributeur au développement dans le monde, un défenseur de l'ordre international et un fournisseur de biens publics. Nous sommes prêts à travailler avec le reste du monde pour apporter une plus grande contribution à favoriser la paix et le développement de l'humanité tout entière.

Agence de presse Xinhua : Le 27 septembre, le gouvernement de la région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong a publié le Rapport sur l'environnement d'affaires de Hong Kong : avantages uniques et opportunités illimitées. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères à ce sujet ?

Hua Chunying : Nous saluons et soutenons la publication par le gouvernement de la RAS de Hong Kong du Rapport sur l'environnement d'affaires de Hong Kong. Ce rapport a passé en revue de manière systématique des conséquences négatives des émeutes, ainsi que de la répression et des sanctions des États-Unis sur l'environnement d'affaires de Hong Kong depuis les « émeutes liées à l'amendement de la loi d'extradition », et a expliqué en profondeur la grande importance de la Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong et du perfectionnement du système électoral de la RAS pour l'économie et la société de Hong Kong. Le rapport donne un aperçu global sur les perspectives prometteuses et les opportunités précieuses commerciales du développement de Hong Kong, et une réponse convaincante aux préoccupations de la communauté internationale concernant l'environnement d'affaires de Hong Kong. Avec un contenu précis et détaillé et des opinions objectives et justes, le rapport mérite la lecture attentive de tous ceux qui s'intéressent à Hong Kong et s'en soucient.

Depuis le retour de Hong Kong à la mère patrie, grâce au plein soutien du gouvernement central, son statut de place financière, de centre de transport maritime et de hub commercial international n'a cessé de se consolider et de se renforcer. Et Hong Kong reste toujours l'une des économies les plus libres du monde et l'un des lieux d'affaires les plus prisés par les investisseurs internationaux, ce qui démontre pleinement les avantages du système d'« un pays, deux systèmes ». La Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong et le nouveau système électoral de la RAS ont rendu l'État de droit de Hong Kong plus complet et plus perfectionné, la société plus sûre et plus stable, la gouvernance plus efficace et plus fluide, et les entreprises étrangères et institutions internationales prestigieuses à Hong Kong plus confiantes dans l'environnement d'affaires de Hong Kong. Le gouvernement central continue de mettre en place des politiques préférentielles en faveur de Hong Kong pour apporter des avantages majeurs au développement économique et social de la ville. Nous sommes convaincus que dans le processus d'intégration dans l'intérêt général du développement du pays, les atouts uniques de Hong Kong se feront davantage ressortir, la dynamique de son développement se renforcera davantage et cette « Perle de l'Orient » donnera des lumières encore plus brillantes.

Je tiens à réitérer que Hong Kong appartient à la Chine et que les affaires de Hong Kong relèvent purement des affaires intérieures de la Chine, et qu'aucune ingérence extérieure n'y sera permise. Comme les faits l'ont prouvé, les tentatives de certains pays visant à déstabiliser Hong Kong et à contenir le développement de la Chine en encourageant et en soutenant les forces antichinoises et déstabilisatrices à Hong Kong et en dénigrant de façon malveillante l'environnement d'affaires de Hong Kong n'aboutiront qu'à une impasse. Aucune perturbation ni pression extérieure ne pourra freiner la tendance historique de Hong Kong à passer du chaos à l'ordre, et de l'ordre à la prospérité, ni empêcher le système d'« un pays, deux systèmes » de progresser de manière solide et durable et de se tourner vers un avenir radieux !

Shenzhen TV : Selon des reportages, le Premier Ministre australien Scott Morrison a dit hier dans une interview que du côté de l'Australie, il n'y avait aucun obstacle au dialogue direct avec la Chine au niveau politique, mais que la Chine n'avait manifesté aucun intérêt à cette opportunité. Dans le même temps, les médias australiens ont commenté que, compte tenu d'une marge de manœuvre suffisante entre la Chine et les États-Unis, et du fait que l'Australie avait épuisé toutes les « balles » au nom des « principes de la démocratie » ces dernières années, l'Australie pourrait se retrouver dans une situation délicate où elle n'aurait plus de « carte à jouer » contre la Chine. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : La Chine est toujours d'avis que les relations d'État à État devraient et doivent se fonder sur le respect mutuel et le traitement d'égal à égal, et que les pays doivent respecter les intérêts vitaux, les préoccupations majeures et les droits et intérêts légitimes en matière de développement de part et d'autre. Que l'Australie veuille sincèrement améliorer et développer ses relations avec la Chine, ou qu'elle fasse le contraire de ce qu'elle dit, ou qu'elle aille même jusqu'à poignarder ouvertement la Chine dans le dos, la Chine a son propre jugement.

La situation difficile actuelle des relations sino-australiennes est entièrement causée par la partie australienne. Ce n'est pas ce que la Chine souhaite voir et l'Australie le sait bien. L'urgence pour le moment est que l'Australie doit regarder en face les racines des difficultés dans les relations entre les deux pays, et réfléchir sérieusement à la question de savoir si elle considère la Chine comme un partenaire ou une menace. L'Australie doit traiter la Chine et son développement de manière objective et correcte, suivre effectivement les principes de respect mutuel et de traitement d'égal à égal dans la gestion des relations Chine-Australie, et faire davantage pour renforcer la confiance mutuelle et promouvoir la coopération pragmatique entre les deux pays. Nous espérons que l'Australie corrigera ses paroles et actes erronés sur les relations avec la Chine depuis un certain temps, et prendra des mesures concrètes pour créer des conditions propices au rétablissement et à l'amélioration des relations entre les deux pays.

Global Times : Nous avons noté que certains médias américains avaient déclaré qu'après la libération et le retour au Canada des citoyens canadiens Michael Spavor et Michael Kovrig, les Occidentaux travaillant en Chine avaient été informés qu'ils pourraient être arrêtés pour des accusations « fabriquées » et pris en « otage » par la Chine à tout moment à l'avenir. C'est justement le message de la reddition humiliante des États-Unis à la Chine dans la « diplomatie des otages » suite à l'affaire Meng Wanzhou. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

Hua Chunying : Ces déclarations semblent familières. Tout comme certaines personnes aux États-Unis et dans d'autres pays occidentaux ont l'habitude de fabriquer et d'alimenter des rumeurs sensationnelles et absurdes sur les questions liées à la Chine, ceux qui font de telles déclarations ne font que « crier au loup » dans le but de salir la Chine en diffusant de fausses informations.

Nous avons déclaré à plusieurs reprises que Michael Kovrig et Michael Spavor étaient soupçonnés d'avoir commis des crimes mettant en danger la sécurité d'État de la Chine, avec des preuves concluantes. Les deux hommes ont avoué leurs crimes et ont rédigé de leurs propres mains des documents d'aveux et de repentir.

Il est notoire que les États-Unis sont l'inventeur de la « diplomatie des otages » et de la « diplomatie coercitive », dont le lieu de naissance et le siège se trouvent à Washington. Par leurs propres politiques et actions, les États-Unis ont fourni au monde de nombreux exemples classiques de diplomatie coercitive. Alstom, l'entreprise française tombée aux mains des États-Unis d'une manière similaire, figure parmi les victimes.

J'ai remarqué ce que l'ancien dirigeant d'Alstom Frédéric Pierucci avait franchement dit dans une récente interview accordée à CGTN. Il a dit : « Je n'ai pas eu la chance d'avoir le soutien de mon entreprise comme Meng Wanzhou, et je n'ai pas eu la chance d'avoir le soutien de mon pays comme elle. J'ai vu dans l'affaire Huawei que toute l'entreprise était derrière elle du début à la fin. Et diplomatiquement aussi, la Chine a probablement fait beaucoup de choses pour arriver à ce genre d'accord. En fin de compte, aucun pays européen ne le dira, mais tout le monde au fond devrait être reconnaissant de ce qui se passe ici, car c'est vraiment l'une des premières fois qu'un pays tient vraiment tête aux États-Unis pour arrêter cette faute de la juridiction au bras long. En fait, cela profitera à beaucoup d'autres pays à condition qu'ils aient le courage de faire la même chose, de s'élever et de riposter. Voyons ce qui s'est passé, mais cela va probablement être un tournant. »

TASS : La première question, selon des médias étrangers, la République tchèque a signé une loi excluant les entreprises russes et chinoises de la participation à la construction d'une nouvelle unité à la centrale nucléaire de Dukovany. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères ? Deuxièmement, le 28 septembre, le Ministre français des Affaires étrangères a appelé à la tenue d'un sommet des cinq membres permanents (P5) du Conseil de Sécurité. Il a indiqué que la France souhaitait que le Conseil de Sécurité ait la capacité d'exercer tout son mandat et d'engager le dialogue sur les sujets clés du contrôle des armements et de la sécurité collective. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères là-dessus ?

Hua Chunying : En ce qui concerne votre première question, il est dans l'intérêt commun des deux parties que les entreprises chinoises et tchèques coopèrent sur la base de principes commerciaux et mutuellement bénéfiques. Nous espérons que la partie tchèque adhérera scrupuleusement aux principes de la concurrence loyale et de l'économie de marché et fournira un environnement d'affaires ouvert, équitable, transparent et non discriminatoire pour les entreprises étrangères dans leurs investissements et affaires en République tchèque.

Sur votre deuxième question, la Chine soutient l'initiative de tenir un sommet des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Nous estimons que dans les circonstances actuelles, le renforcement de la coordination des dirigeants des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité sur la situation internationale, les questions majeures et la promotion de la coopération internationale antiépidémique est d'une signification importante pour préserver le multilatéralisme et l'ordre international post-guerre, sauvegarder l'autorité des Nations Unies et du Conseil de Sécurité, et maintenir la paix et la stabilité internationales.

AFP : Le Secrétaire général de l'OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique Nord) a exprimé son inquiétude face à l'expansion de l'arsenal nucléaire de la Chine et a appelé à tenir des négociations sur la maîtrise des armements avec la Chine. Quelle est la réponse du Ministère des Affaires étrangères à ce sujet ?

Hua Chunying : La Chine exprime ses graves préoccupations et son opposition résolue à la « théorie de la menace nucléaire chinoise » autour de laquelle l'OTAN n'a cessé de faire du tapage ces derniers jours. La Chine poursuit toujours une stratégie nucléaire d'autodéfense. Elle adhère au principe de non-recours en premier aux armes nucléaires à tout moment et en toutes circonstances, et s'engage clairement à ne pas employer ni menacer d'employer, en aucun cas, les armes nucléaires contre les pays et zones exempts d'armes nucléaires. La Chine n'a jamais participé à une course aux armements nucléaires, quelle que soit la forme, et n'a jamais déployé d'armes nucléaires à l'étranger. Tout pays qui n'a pas l'intention de menacer ou de compromettre la souveraineté, la sécurité et l'intégrité territoriale de la Chine ne sera pas menacé par les forces de défense chinoises et ne devrait pas se sentir menacé.

Ce qui devrait réellement préoccuper la communauté internationale, c'est la politique de partage nucléaire de l'OTAN. Nous espérons que l'OTAN exhortera la partie américaine à assumer effectivement ses responsabilités spéciales et prioritaires en matière de désarmement nucléaire, et à continuer de réduire drastiquement et réellement son arsenal nucléaire, afin de créer des conditions propices à la réalisation finale du désarmement nucléaire global et complet.

Beijing Youth Daily : Nous avons remarqué que le Premier Ministre des Îles Salomon Manasseh Sogavare avait déclaré le 26 septembre dans son discours prononcé lors de la 76e session de l'Assemblée générale des Nations Unies que les Îles Salomon, en tant qu'État partie du Traité sur la zone dénucléarisée du Pacifique Sud, soutenaient fermement la dénucléarisation de la région et ne souhaitaient pas voir la répétition de l'histoire de la pollution nucléaire dans la région. L'océan est l'artère vitale pour l'existence et le développement des pays insulaires du Pacifique, dont les Îles Salomon. Compte tenu de la conclusion récente de l'accord de coopération sur les sous-marins à propulsion nucléaire entre les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Australie, il est probable que cela posera des risques similaires pour la région du Pacifique Sud. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : La région du Pacifique Sud est victime et une zone gravement touchée de la pollution nucléaire. Beaucoup parmi vous ne savent peut-être qu'entre 1946 et 1958, les États-Unis ont effectué 67 essais nucléaires dans les Îles Marshall, causant des dégâts considérables, irrémédiables et irrévocables à la vie et à la santé des habitants locaux ainsi qu'à l'environnement biologique local. Les États-Unis ont déversé 63 fois des déchets nucléaires dans le Pacifique, faisant subir de plein fouet des conséquences aux habitants des Îles Marshall, et causant l'augmentation nette du taux de cancers, de leucémie et d'anomalies congénitales parmi les habitants locaux. La teneur en plutonium-239 et plutonium-240 des échantillons de sol de l'atoll de Bikini est 1 000 fois supérieure à celle de Tchernobyl et de Fukushima.

La coopération en matière de sous-marins à propulsion nucléaire entre les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Australie porte atteinte au Traité sur la zone dénucléarisée du Pacifique Sud, jetant une fois de plus une ombre de prolifération sur la région du Pacifique Sud. Cela entraîne naturellement des préoccupations et des doutes des pays de la région et même de la communauté internationale. Les populations de la région du Pacifique Sud ne doivent pas devenir une fois de plus les victimes de la politique des blocs et de la confrontation militaire poursuites par certains pays. Les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Australie doivent rejeter leur mentalité obsolète de la guerre froide, retirer leur décision erronée concernée dans une attitude responsable et s'abstenir de porter une fois de plus préjudice aux populations des pays insulaires du Pacifique Sud.

Beijing Daily : Selon des reportages, la Directrice adjointe de département du Comité central du Parti des Travailleurs de Corée Kim Yo Jong a dit le 25 septembre que la République populaire démocratique de Corée (RPDC) et la République de Corée ne pourraient avoir des échanges heureux et régler des questions comme le sommet des dirigeants qu'à condition que l'équité et le respect mutuel soient assurés. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : La RPDC et la République de Corée sont de même origine ethnique et ont les liens de sang. En tant que voisin proche, la Chine soutient depuis toujours la RPDC et la République de Corée dans leurs efforts visant à améliorer leurs relations et à faire progresser la réconciliation et la coopération par le dialogue et les consultations. Nous souhaitons que les deux parties fassent preuve de bonne volonté, déploient des efforts conjoints et continuent de créer une atmosphère et des conditions favorables au règlement politique de la question de la péninsule.

CCTV : Le 27 septembre, le gouvernement japonais a publié un projet de stratégie de cybersécurité pour les trois prochaines années, considérant pour la première fois la Chine, la Russie et la RPDC comme des cybermenaces. Selon le projet, ces trois pays pourraient être impliqués dans des cyberactivités hostiles, et le Japon prendra des mesures diplomatiques et les poursuites pénales pour y riposter vigoureusement. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Au mépris des faits de base, la partie japonaise a calomnié et attaqué la Chine de manière déraisonnable sur la question de la cybersécurité, et a fait du tapage malintentionné autour de la « menace des pays voisins ». La Chine s'y oppose résolument.

Quel pays du monde s'engage dans des activités de cybervols et quel pays est le plus grand « empire de hackers » qui se livre à toutes sortes de vols et d'écoute, sans épargner même ses alliés ? Je crois que vous en avez une idée claire. La partie japonaise comprise. La partie japonaise a dénigré la Chine sur la question des cyberattaques. A-t-elle reçu un ordre de quelqu'un pour l'aider à détourner l'attention ?

Nous espérons que la partie japonaise engagera une réflexion profonde sur elle-même, partira de ses propres intérêts et fera davantage pour renforcer la confiance politique mutuelle avec les pays voisins et favoriser la paix et la stabilité régionales. La Chine continuera de prendre des mesures nécessaires pour défendre sa propre cybersécurité et riposter résolument à tout acte erroné visant à politiser la cybersécurité.

Associated Press du Pakistan : Le Premier Ministre pakistanais Imran Khan a qualifié dans un tweet l'inclusion de la zone côtière de Karachi dans le Corridor économique Chine-Pakistan (CECP) de point tournant et a dit espérer voir Karachi devenir ainsi une ville portuaire développée. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Hua Chunying : Lors de la 10e réunion du Comité de coopération conjoint du CECP qui s'est tenue il y a quelques jours, les parties chinoise et pakistanaise ont convenu d'inclure le projet de Zone côtière de développement intégral de Karachi (KCCDZ) dans le cadre du CECP et dans la liste des acquis de la réunion.

La Chine et le Pakistan sont des partenaires de coopération stratégique de tout temps, et le CECP est un projet phare de l'Initiative « la Ceinture et la Route ». La Chine est disposée à travailler avec le Pakistan pour mettre en œuvre consciencieusement l'important consensus atteint par les dirigeants des deux pays et les acquis du Comité de coopération conjoint du CECP, mener à bien la construction et l'exploitation des projets existants, mettre en valeur les caractéristiques saine, verte et numérique du corridor, renforcer la coopération dans des domaines tels que l'industrie, la technologie, l'agriculture et le bien-être social, et faire avancer la construction conjointe de qualité du CECP, afin de donner un nouvel élan au développement des relations sino-pakistanaises ainsi qu'à la construction économique et sociale et à l'amélioration du bien-être de la population des deux pays.

Prasar Bharati : Hier, des étudiants indiens spécialisés dans la médecine se sont rendus à l'Ambassade de Chine en Inde, exprimant leur volonté de retourner en Chine dans le plus bref délai. Que pense la Chine de leur demande ?

Hua Chunying : J'ai déjà donné hier une réponse très détaillée à la question que vous avez posée.

Compte tenu de la propagation continue de la COVID-19 à l'échelle mondiale, le gouvernement chinois a dû adopter une série de mesures de gestion en réponse à la pandémie, qui seront réajustées en temps opportun en fonction de l'évolution de la situation, afin d'assurer une mobilité humaine sûre, saine et ordonnée entre la Chine et l'étranger sur fond d'épidémie. Je tiens à souligner que les mesures de prévention et de contrôle pour les entrées en Chine s'appliquent à toutes les personnes qui entrent dans le pays, y compris les citoyens chinois.

The Paper : Selon des reportages, le Conseil de Sécurité tiendra une réunion aujourd'hui pour commémorer le 25e anniversaire de la conclusion du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE). Toutes les parties appelleront à poursuivre des efforts en vue d'une entrée en vigueur rapide du traité et de la réalisation rapide de l'objectif d'un monde sans armes nucléaires. Mais en même temps, l'accord sur les sous-marins à propulsion nucléaire entre les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Australie a choisi d'aller dans la direction inverse. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

Hua Chunying : Cette année marque le 25e anniversaire de la conclusion du TICE, qui est devenu un pilier essentiel du régime international de désarmement et de non-prolifération nucléaires et a joué un rôle important dans la limitation de la course aux armements et le maintien de la stabilité stratégique mondiale. L'interdiction des essais nucléaires est devenue un consensus international.

La Chine soutient fermement les buts et objectifs du TICE et a été parmi les premiers pays signataires. Au cours des 25 dernières années, nous avons toujours respecté scrupuleusement notre engagement en faveur d'un moratoire sur les essais nucléaires. La Chine soutient l'entrée en vigueur rapide du traité et continuera d'y apporter sa part de contribution, en déployant des efforts inlassables pour atteindre le noble objectif de l'interdiction totale et de la destruction complète des armes nucléaires.

Le TICE et le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) sont des piliers importants du régime international de désarmement et de non-prolifération nucléaires. Tout en favorisant une entrée en vigueur prompte du TICE, la communauté internationale doit aussi défendre effectivement l'autorité, l'universalité et l'efficacité du TNP. La coopération entre les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Australie en matière de sous-marins à propulsion nucléaire présente de graves risques de prolifération nucléaire et viole l'esprit du TNP. Elle créera un mauvais précédent et encouragera d'autres pays à faire de même, ce qui nuira au régime international de non-prolifération nucléaire et aggravera la course aux armements dans la région. La communauté internationale doit s'unir ensemble pour s'opposer à cette coopération trilatérale sur les sous-marins nucléaires et ne jamais rester les bras croisés.

NHK : La RPDC a lancé un autre missile ce matin. Elle a testé avec succès un missile de croisière à longue portée vers le 10 septembre et a tiré deux autres missiles le 15 septembre. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Hua Chunying : La partie chinoise a noté les reportages concernés. La Chine préconise que toutes les parties avancent dans le même sens, suivent l'approche à double voie et le principe d'actions échelonnées et synchronisées, pour discuter des solutions équitables aux préoccupations de toutes les parties et promouvoir conjointement le processus de règlement politique de la question de la Péninsule coréenne.

Beijing Youth Daily : La porte-parole de la Maison Blanche Jen Psaki a déclaré hier que les Chefs d'État de la Chine et des États-Unis avaient évoqué l'affaire Meng Wanzhou lors de leur entretien téléphonique début septembre. Selon elle, la politique américaine à l'égard de la Chine n'a pas changé, et les États-Unis ne cherchent pas le conflit, mais maintiennent une relation de concurrence avec la Chine. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Hua Chunying : Le Parti et le gouvernement chinois attachent toujours une grande importance à la protection des droits et intérêts légitimes et légaux de chaque citoyen chinois. Depuis que Mme Meng Wanzhou avait été détenue de manière déraisonnable au début du mois de décembre 2018, le Président Xi Jinping y a accordé une attention personnelle, et le gouvernement chinois a œuvré à tous les niveaux et à diverses occasions pour fournir une protection et une assistance consulaires à Mme Meng, a déposé des représentations solennelles auprès des États-Unis et du Canada, et leur a demandé d'abandonner les accusations erronées contre Mme Meng et d'assurer son retour en toute sécurité en Chine le plus rapidement possible. Lors de l'entretien Chine-États-Unis qui s'est tenu à Tianjin il y a peu, la partie chinoise a présenté deux listes à la partie américaine, à savoir une liste des propos et des actes erronés que la partie américaine doit arrêter, et une liste des cas prioritaires qui préoccupent la partie chinoise. Les deux listes exigent clairement que les États-Unis annulent les accusations erronées contre Meng Wanzhou et garantissent son retour en Chine en toute sécurité au plus tôt. Lors de leur entretien téléphonique, les Chefs d'État de la Chine et des États-Unis ont mené une communication et des échanges stratégiques francs, approfondis et vastes sur les relations sino-américaines et des questions d'intérêt commun. Le Président Xi Jinping a spécialement évoqué l'affaire Meng Wanzhou, en a exposé la position de la Chine et a demandé la partie américaine de la résoudre adéquatement dans les meilleurs délais.

La résolution appropriée de l'affaire Meng Wanzhou revêt une signification positive. J'ai pris note que des médias avaient fait des commentaires selon lesquels la résolution de cette affaire a permis d'enlever une épine profondément enfoncée dans les relations sino-américaines. Cependant, à cause de la politique erronée envers la Chine mise en œuvre par la partie américaine depuis un certain temps, il existe encore de nombreuses autres épines, petites ou grandes, dans les relations bilatérales sino-américaines. Nous espérons que la partie américaine y accordera une grande importance et prendra des actions concrètes pour vider ces deux listes. Comme l'a souligné le Président Xi Jinping, lorsque la Chine et les États-Unis coopèrent, les deux pays et le monde entier en profitent, et lorsqu'ils s'affrontent, les deux pays et le monde entier en subissent les lourdes conséquences. Nous espérons que la partie américaine ira dans la même direction que la Chine, renforcera le dialogue et la coopération à la lumière de l'esprit de l'entretien téléphonique des deux Chefs d'État, gérera adéquatement les divergences et ramènera les relations sino-américaines sur la bonne voie du développement régulier le plus tôt possible.

J'ai également remarqué que le Conseiller d'État Wang Yi et le Secrétaire générale des Nations Unies António Guterres avaient échangé leurs points de vue sur les relations sino-américaines lors de leur récent entretien par liaison vidéo. Wang Yi a brièvement présenté les tenants et les aboutissants de la situation actuelle des relations entre la Chine et les États-Unis, affirmant qu'il est très évident de savoir qui a raison et qui a tort. Face aux répressions déraisonnables, aux rumeurs et aux calomnies de la part des États-Unis, la Chine n'a pas d'autre choix que de s'élever et de riposter résolument pour défendre sa souveraineté et sa dignité nationale et sauvegarder le droit légitime au développement de son peuple. La partie américaine a récemment déclaré qu'elle ne voulait pas la confrontation et la guerre froide et avait exprimé l'espoir de voir les relations américano-chinoises revenir sur les rails. Nous espérons que les États-Unis traduiront leurs paroles en actions concrètes et remettront la politique américaine à l'égard de la Chine sur une voie rationnelle et pragmatique. Si les États-Unis honorent leurs engagements, la Chine travaillera dans le même sens avec eux pour répondre conjointement à la question du siècle de savoir où iront les relations sino-américaines et donner une réponse à la hauteur des attentes des peuples des deux pays à la question de savoir comment bien développer les relations sino-américaines, question que personne ne peut éviter.

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